Le jour se lève...

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jeudi 8 mai 2008

L'Europe décide de ne rien décider sur les OGM

La Commission européenne a reporté sine die mercredi sa décision d'autoriser ou non la culture de nouveaux organismes génétiques modifiés en Europe en demandant une nouvelle fois à l'Autorité européenne pour la sécurité alimentaire (EFSA) de réexaminer, après deux avis antérieurs favorables, leurs effets sur la santé et l'environnement.

"La Commission européenne continuera à appuyer ses décision sur la science, comme le recommande la législation", a indiqué mercredi le porte-parole de l'exécutif européen, Johannes Laitenberger, à l'issue d'un débat d'orientation organisé mercredi midi par l'équipe Barroso sur cet épineux dossier.

Vu l'impossibilité des Etats membres à se mettre d'accord sur plusieurs demandes d'autorisation, c'est à la Commission, conformément aux règles européennes, qu'il revient à chaque fois de trancher. Or, depuis des mois, la Commission est profondément divisée sur l'attitude à adopter.

Les trois principaux dossiers sur la table portent il est vrai sur des demandes non pas d'importation de nouveaux OGM en Europe, mais de mise en culture sur sol européen, soit les premières demandes de ce genre depuis la levée du moratoire européen sur le OGM, en mai 2004. A l'heure actuelle, une seule variété d'OGM, la maïs MON810, est autorisée à la culture sur le Vieux continent, essentiellement en Espagne et en France.

Ces demandes de mise en culture visent deux maïs génétiquement modifiés pour produire leur propre insecticide, le Bt11 de Syngenta et le 1507 de Pioneer, ainsi qu'une pomme de terre, l'Amflora, mise au point par BASF et modifiée afin de doper sa production d'amidon à des fins industrielles.

Sur base d'informations livrées par les producteurs, l'EFSA a déjà à deux reprises donné un avis favorable envers ces produits, alors que d'autres études indépendantes ont sérieusement mis en doute l'innocuité des maïs.

L'Organisation mondiale de la Santé s'est, elle, inquiétée de la présence dans la pomme de terre Amflora de gènes résistants à certains antibiotiques, ce qui, selon ses détracteurs, risque d'aggraver les problèmes grandissants de résistance aux antibiotiques constatés un peu partout dans le monde.

Face à ces avis contrastés, le commissaire en charge de l'Environnement, Stavros Dimas, avait préconisé en octobre dernier d'appliquer -pour la première fois dans l'histoire européenne- le principe de précaution prévu par la législation européenne sur les OGM, et de refuser l'autorisation aux nouveaux maïs, creusant ainsi un peu plus le fossé entre commissaires pro et anti-OGM au sein de la Commission Barroso.

Mardi, tout en confirmant sa "confiance dans la haute qualité des avis scientifiques de l'EFSA", l'exécutif européen a donc demandé à son agence "d'analyser les éléments scientifiques nouveaux" relatifs à ces différents produits. "Une décision sera prise lorsque l'EFSA aura confirmé la sécurité de ces produits", a ajouté M. Laitenberger.

Le report de toute décision confirme à l'évidence la malaise grandissant de la Commission européenne sur cette thématique, tiraillée d'un côté entre la pression des milieux industriels et des Etats-Unis qui pourraient à nouveau saisir l'Organisation mondiale du commerce (OMC) contre l'Europe, et de l'autre une opinion publique européenne majoritairement anti-OGM, comme le confirme à répétition les sondages d'opinion menés sur ces questions.

De plus, à l'heure où l'ensemble des pays européens sont en voie de ratification du Traité de Lisbonne, une relance dès à présent des autorisations de culture d'OGM en Europe n'aurait pas manqué de ranimer çà et là une rhétorique anti-européenne potentiellement dangereuse pour le traité réformé.

Dans un communiqué, l'organisation de défense de l'environnement Greenpeace, s'est félicitée de l'attitude de l'exécutif européen dans laquelle elle voit une "signe de défiance" envers l'EFSA, sous le feu des critiques des mouvements écologistes pour n'avoir jamais rendu un seul avis négatif envers les OGM, ainsi qu'un soutien à la position prudente défendue par le commissaire Dimas ces derniers sur ce dossier. (belga) 07/05/08 16h56

Source: http://www.7sur7.be/7s7/fr/1507/Sante/article/detail/268461/2008/05/07/L-Europe-decide-de-ne-rien-decider-sur-les-OGM.dhtml

samedi 3 mai 2008

Le réveil des volcans?

03/05/08 14h29 Réveil du volcan Chaiten au Chili Le volcan Chaiten situé au sud du Chili s'est réveillé et a émis vendredi une colonne de cendres qui a atteint une altitude de 17 kilomètres. Un millier de personnes vivant à proximité du volcan ont dû être évacuées, a fait savoir samedi le Global Volcanism Program.

Le Chaiten est un petit volcan recouvert par un glacier depuis des centaines d'années. Il est situé à 10 kilomètres au nord-est de la ville de Chaiten dans le golfe de Corcovado. L'éruption du Chaiten a surpris les autorités vu que ce volcan était jusqu'à présent considéré comme endormi depuis au moins 450 ans. Des masques en tissu ont été distribués à la population pour filtrer les cendres qui sont en train de retomber. (belga)

16/04/08 11h08

Le mont Egon, qui culmine à 1.703 mètres, s'est brusquement réveillé mardi soir, envoyant une colonne de cendres et de fumée à 4.000 mètres de hauteur, a indiqué l'Agence d'atténuation des risques volcaniques et géologiques indonésienne.

Six cents habitants d'un village près du cratère ont été évacués, selon les autorités locales qui ont envoyé dans la zone des masques filtrants et de l'eau potable. "Il y a plus de 23.000 personnes réparties dans trois sous-districts dans la zone dangereuse", a déclaré Robert Rai, porte-parole du district.

Selon lui de nombreux résidents ont paniqué mardi soir, surtout que l'éruption de cendres a été précédée de secousses telluriques. Il n'a pu donner de bilan précis du nombre de personnes ayant fui l'éruption.

L'île de Flores est située dans l'archipel des Petites îles de la Sonde, dans l'est de l'Indonésie, à environ 500 kilomètres à l'est de Bali. Les tremblements de terre et les éruptions volcaniques sont fréquents en Indonésie, un immense archipel formé de milliers d'îles et d'îlots situé sur la "ceinture de feu" du Pacifique. L'Indonésie compte environ 130 volcans actifs. (belga)

15/04/08 11h02 Eruption d'un volcan en Colombie Le plus haut volcan de la Colombie, le "Nevado del Huila", situé dans le sud-est du pays, est entré en éruption dans la nuit de lundi à mardi, provoquant l'évacuation des habitants de la région, a indiqué l'Institut géologique et minier colombien (Ingeominas).

"Nous avons enregistré une éruption à 04H05 GMT (06h05, heure belge). Pour le moment, nous ne savons pas encore comment la situation va évoluer", a expliqué la directrice de l'observatoire vulcanologique de la ville de Popayán (sud-est), Marta Calvache.

Evacuation Les autorités locales ont commencé l'évacuation des habitants des zones menacées par l'éruption, a ajouté Mme Calvache. La Croix-Rouge colombienne a de son côté indiqué qu'elle mettait immédiatement en place des hébergements d'urgence pour les quelque 3.500 personnes susceptibles d'être touchées par le sinistre.

Point culminant D'une altitude de 5.631 mètres, le Nevado del Huila est le point culminant de la partie colombienne des Andes. Eteint pendant 500 ans, ce volcan a repris son activité en février dernier, une légère éruption s'y étant produite après un tremblement de terre, sans faire de victime. Le volcan avait été placé sous surveillance après une alerte de l'Institut géologique et minier colombien, le 29 mars. (belga/7sur7)

Source: http://www.7sur7.be/7s7/article/pagedList.do?language=fr&navigationItemId=1505&navigation=&nodeId=553&nodeTitle=volcan

vendredi 2 mai 2008

Le sang artificiel à l'origine d'une surmortalité importante

Ces substituts de sang ont provoqué un excès de mortalité cardiaque lors d'essais cliniques menés aux États-Unis à partir de 1996. Capable de se conserver sans réfrigération, compatible avec tous les groupes sanguins, exempte de tout risque de contamination (sida, hépatites...), l'hémoglobine artificielle pourrait répondre avantageusement à la demande sans cesse croissante de sang. En effet, que ce soit en postopératoire lors de crise d'anémies aiguës ou en traumatologie d'urgence à la suite d'accidents voire d'attentats ou de conflits armés, l'offre de sang humain en provenance des donneurs ne suit pas toujours. En outre, les dérivés sanguins humains doivent être réfrigérés et ne se conservent que 42 jours au maximum.

Mais encore faut-il disposer de sang artificiel sûr. Or une étude américaine montre que la transfusion de ces substituts serait responsable d'une surmortalité significative, par rapport aux transfusions effectuées avec des dérivés naturels. Devant l'importance du sujet, la publication de ce travail a été avancée et publiée lundi dans l'édition en ligne du Journal of the American Medical Association, au lieu du 21 mai dans l'édition papier de l'hebdomadaire.

Des décès évitables

Maître d'œuvre de ces travaux, le Dr Charles Natanson, des Instituts nationaux américains de la santé (NIH), a constaté que des hémoglobines artificielles administrées dans le cadre d'essais cliniques de phase III, ont provoqué une hausse de 30 % du risque de mortalité avec 59 crises cardiaques fatales contre 16 survenues dans le groupe témoin. Et ce, après avoir analysé les résultats de seize essais effectués, à partir de 1996, sur 3 711 patients et portant sur cinq produits différents. Au total, 164 personnes traitées avec des sangs artificiels sont décédées contre 123 dans les groupes témoins ayant reçu des transfusions de sang naturel.

Selon le Dr Natanson, la Food and Drug Administration (FDA), chargée de surveiller les nouveaux produits en cours d'expérimentation, aurait pu éviter une grande partie de ces décès en interrompant beaucoup plus tôt ces essais, dès l'année 2000, et en menant une analyse de la mortalité cumulée. Celle-ci aurait alors permis de détecter le risque de ces différents sangs artificiels. Mais les résultats des essais fournis par les firmes pharmaceutiques ne sont pas rendus publics par la FDA tant que le produit testé n'est pas autorisé à la vente.

Qui plus est, en dépit de cette surmortalité, au moins une de ces hémoglobines artificielles a obtenu, hors des États-Unis, une autorisation de mise sur le marché tandis que cinq autres essais sont en cours dans huit pays.

«Vu la toxicité potentielle de ces produits», Dean Fergusson et Lauralyn McIntyre de l'Institut de recherche en santé d'Ottawa (Canada), plaident pour l'arrêt des «essais cliniques de phase III.» «Tant que le mécanisme de ces complications n'est pas mieux connu, ils jugent inacceptable de placer des patients dans une telle situation de risque.»

Catherine Petitnicolas 30/04/2008 | Mise à jour : 09:22 | .

source: http://www.lefigaro.fr/sante/2008/04/30/01004-20080430ARTFIG00302-le-sang-artificiel-a-l-origine-d-une-surmortalite-importante.php

mercredi 30 avril 2008

L’ONU met en place une réponse unifiée à la crise alimentaire mondiale

Réuni depuis hier à Berne, en Suisse, sous la présidence du Secrétaire général, le Conseil des chefs de secrétariat des organismes des Nations Unies (CEB, selon son acronyme anglais) a demandé à la communauté internationale d’apporter rapidement 755 millions de dollars au Programme alimentaire mondial (PAM) afin d’éloigner le « spectre de la faim, de la malnutrition et de troubles sociaux d’une échelle sans précédent ».

« Nous devons ensuite garantir la fourniture de nourriture pour l’avenir », indique un communiqué de presse publié aujourd’hui à Genève à la fin de la rencontre.

Après avoir nourri ceux qui ont faim, il faut prendre des mesures pour aider les récoltes des agriculteurs des pays en développement, ont convenu les chefs d’agence.

Le système des Nations Unies va coopérer à court et moyen terme pour répondre à la crise, tout en surveillant, évaluant et analysant les tendances de la crise et leur impact sur les populations vulnérables.

Les chefs d’agence ont décidé de créer immédiatement une Équipe spéciale sur la crise alimentaire mondiale sous la direction du Secrétaire général et qui réunit les chefs des agences spécialisées, des fonds et programmes de l’ONU, ainsi que les institutions de Bretton Woods et certaines unités du Secrétariat.

L’Équipe spéciale aura deux coordonnateurs, John Holmes, le Secrétaire général adjoint aux affaires humanitaires, basé à New York et David Nabarro, le Coordonnateur principal du système des Nations Unies pour les grippes aviaire et humaine, basé à Genève.

Afin de répondre aux besoins immédiats urgents, un appel extraordinaire a été lancé pour recueillir 755 millions de dollars pour le Programme alimentaire mondial (PAM), qui ne dispose pas du financement ni des stocks alimentaires nécessaires pour l’action humanitaire d’urgence.

A moyen et long terme, le système de l’ONU prévoit de rassembler ses capacités techniques et d’analyse afin d’encourager la recherche là où elle est nécessaire et appuyer ainsi les gouvernements avec la meilleure information disponible pour prendre des décisions et mettre en place des programmes efficaces.

Le CEB a souligné la « nécessité urgente » de s’attaquer, sur le long terme, aux questions structurelles et politiques qui ont joué un rôle important dans cette crise ainsi qu’au défi posé par les changements climatiques.

« Il faut entreprendre des recherches plus approfondies sur l’impact du détournement des cultures vivrières vers la production de biocarburants », a affirmé le CEB, qui souhaite aussi que soient révisées les subventions à la culture de biocarburants à partir de cultures alimentaires.

Les efforts devront porter en particulier sur l’Afrique, la région la plus touchée. Déjà, l’Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) a lancé une Initiative d’urgence pour fournir aux pays pauvres qui souffrent de la crise les semences et les intrants – engrais, graines – nécessaires pour relancer la production. Le besoin en financement s’élève à 1,7 milliard de dollars.

Le Fonds international de développement agricole (FIDA) va, de son côté, débloquer 200 millions de dollars pour aider les petits agriculteurs à augmenter leur production lors de la prochaine saison de récoltes.

La Banque mondiale et le Fonds monétaire international étudient la possibilité de mettre en place des initiatives de soutien financier destinées aux pays en difficulté en raison de la crise.

Le CEB a par ailleurs demandé aux pays qui ont imposé des restrictions sur les exportations alimentaires de reconsidérer leur position. De son côté, le Secrétaire général de l’ONU s’est déclaré « confiant » sur la capacité du monde à résoudre la crise alimentaire actuelle.

« Nous disposons des moyens. Nous disposons du savoir. Nous savons quoi faire. Nous devons donc considérer qu’il ne s’agit pas seulement d’un problème, mais aussi d’une opportunité », a déclaré Ban Ki-moon lors d’une conférence donnée aujourd’hui à Genève.

« C’est une chance énorme de s’attaquer aux racines des problèmes de beaucoup de pauvres dans le monde, dont 70% travaillent comme petits agriculteurs.

Si nous les aidons – si nous leur offrons l’aide et le mélange adéquat de mesures locales et internationales solides – la solution viendra », a expliqué le Secrétaire général, pour qui « gérées correctement, nos solutions à la crise alimentaire feront avancer les autres Objectifs du Millénaire pour le développement ».

source: http://www.reliefweb.int/rw/RWB.NSF/db900SID/SKAI-7E6PVP?OpenDocument Source: United Nations News Service Date: 29 Apr 2008

dimanche 27 avril 2008

Carrefour: la famille Halley descend à 12,34% des droits de vote

L'AMF a annoncé samedi que la famille Halley, premier actionnaire du numéro deux mondial de la distribution, était descendue de plus de 23% à 12,34% des droits de vote. Une mesure qui intervient alors que le pacte d'actionnaire qui lie les membres de la famille Halley doit prendre fin mardi. Du changement dans l'actionnariat de Carrefour. Dans un avis publié samedi, l'Autorité des marchés financiers (AMF) a annoncé que la famille Halley, qui était directement et via des sociétés qu'elle contrôle le premier actionnaire du numéro deux mondial de la distribution Carrefour, est descendue de plus de 23% à 12,34% des droits de vote.

"Ces franchissements de seuils résultent de la mise au porteur de titres nominatifs bénéficiant d'un droit de vote double", a précisé l'AMF. Cette annonce n'est toutefois pas une surprise : les membres de la famille Halley avaient annoncé le 5 mars dernier qu'ils allaient mettre fin à leur pacte au sein du groupe Carrefour, laissant la voie libre à Bernard Arnault et au groupe américain Colony Capital pour devenir les maîtres du groupe français.

Jusqu'alors premier actionnaire du groupe avec plus de 13% du capital et plus de 23% des droits de vote, les nombreux membres de la famille Halley avaient redonné la liberté à chacun d'agir à sa guise et de pouvoir revendre ses actions sans en référer aux autres.

Leur participation reste néanmoins inchangée, à plus de 13% du capital au total, répartis entre les actionnaires individuels membres de la famille (2,27%) et trois sociétés de participations que la famille contrôle (10,94% au total). La fin du pacte d'actionnaires, effective mardi, avait fait de Blue Capital le premier actionnaire, avec 10,7% du capital.

Source: http://www.latribune.fr/info/Carrefourla-famille-Halley-descend-a-12-34des-droits-de-vote-~-IDCD8FE3360A0B1DA0C12574380031917D La Tribune.fr - 27/04/08 à 11:59

La pompe à phynance

Carnets du Diplo

Quatre principes et neuf propositions pour en finir avec les crises financières par Frédéric Lordon

Alors que la crise présente n’est que la répétition formelle d’une scène caractéristique de la déréglementation financière déjà expérimentée maintes fois depuis deux décennies, il devrait être parfaitement clair pour tout le monde que, sitôt les pertes digérées – il faudra certes encore quelques trimestres –, banques et fonds n’auront pas d’autre préoccupation que d’identifier le nouveau compartiment de marché susceptible de livrer le surplus désiré de rentabilité financière. Et le cycle apuration des pertes-bulle-krach repartira pour un tour…

Cet éternel retour est suffisamment pénible pour qu’on se décide à y mettre un terme. Il est cependant assez évident que les indigents moyens déployés jusqu’à présent, essentiellement constitués de menaces verbales sans suite ou de supplications à la transparence qui n’engagent à rien, ont peu de chance d’y suffire… Or la crise des subprimes est, ou aura été d’une gravité qui devrait dissuader de feindre l’action une fois de plus, et convaincre d’agir vraiment. C’est-à-dire radicalement.

Cette action radicale devrait être gouvernée par quatre principes fondamentaux – il ne devrait pas être trop difficile de voir en quoi ils rompent avec les stratégies du fil de l’eau suivies jusqu’ici. Elle pourrait prendre la forme plus précise de neuf propositions. Celles-ci revêtent nécessairement un caractère « technique » qui rend difficile de les exposer en peu d’espace. L’esquisse d’un « plan d’arraisonnement » qu’on va lire ici est tirée d’un ouvrage en préparation qui, la place y étant moins comptée, prendra le temps de rendre plus accessibles le fonctionnement des produits et des marchés financiers en cause. L’urgence commande cependant de mettre ces idées en circulation au plus vite, quelque imparfaites qu’elles soient, pour lancer à partir d’éléments substantiels et précis le débat collectif sur la re-réglementation avant que ne se referme cette exceptionnelle fenêtre d’opportunité par laquelle, à la faveur du spectacle de l’effondrement, il devient possible de dire ce qui était jusque là réputé « indicible » et de penser ce qui était décrété « impensable ». Cet empressement se paye au prix d’ellipses qui supposent implicitement connues certaines choses et peuvent rendre l’exposition incomplète et/ou peu accessible pour le non-spécialiste – en espérant que cet arbitrage entre urgence de l’intervention et clarté de la présentation soit au finale à peu près positif.

Quatre principes

Principe 1 : Quand une bulle est formée, il est trop tard. Elle crèvera nécessairement, avec l’éventualité d’armer tous les mécanismes du risque systémique – c’est-à-dire de la prise d’otage des pouvoirs publics (banques centrales et Trésors) sommés de venir socialiser les pertes sous peine de risquer un collapsus majeur. Le schéma de re-réglementation de la finance doit donc poursuivre l’exigeant objectif stratégique d’empêcher la formation des bulles. On voit tout ce qui sépare ce schéma des pauvres tentatives en cours d’élaboration, notamment aux Etats-Unis – pourtant infiniment plus réactifs que les européens sur ces sujets ! – tentatives qui, de l’aveu même du Secrétaire au Trésor Paulson, n’ont ni la vocation ni la capacité d’éviter de nouveaux accidents financiers…

Principe 2 : La finance est serve. Sa présence et son action ne sont tolérables qu’à concurrence des services qu’elle rend effectivement à l’économie productive. Et ceci spécialement si l’on prend en considération le potentiel de catastrophes que recèle toute dérive auto-centrée de l’activité financière. C’est pourquoi, compte-tenu du degré manifeste – et manifestement dangereux – d’autonomie pris par la finance contemporaine, la ramener à la subordination exigera sans doute de lui imposer de brutales, mais salutaires, régressions. Il faut y être prêt.

Principe 3 : Le principe de level playing field retenu jusqu’ici par les institutions internationales de la régulation prudentielle (essentiellement les Accords de Bâle, I et II) est une impasse. Comme son nom l’indique, le level playing field vise à établir des normes communes pour réaliser un espace financier commun. On comprend bien, compte-tenu de ce dernier objectif, qu’il ne doive y avoir aucune « dénivellation » réglementaire sauf à induire des distorsions dans la concurrence des places, les places à basse intensité réglementaire jouissant d’un avantage compétitif évident. Mais comme toujours, l’objectif intermédiaire de normes prudentielles communes a conduit à des normes prudentielles minimales. Par un effet de plus petit dénominateur commun, le dogme du level playing field, c’est-à-dire du marché financier mondial unifié, ne peut mener ailleurs qu’au minimum minimorum de la régulation. L’incapacité des accords de Bâle à empêcher quelque crise que ce soit en est la tragique démonstration. Rétablir des zones financières à régulation adéquate, sans attendre que les plus intéressés à la déréglementation – Etats-Unis et Royaume-Uni – ne finissent par s’y rendre, exige donc de leur aménager des protections, c’est-à-dire de recloisonner le marché financier mondial.

Principe 4 : L’Europe est une zone d’activité financière autosuffisante. Elle peut parfaitement adopter unilatéralement un degré supérieur de réglementation financière sans risquer, comme on s’empresse de le dire, la désertion des capitaux, ou sans que les capitaux extra-européens partis lui manquent. Au demeurant, les impératifs de diversification sectorielle et géographique rendent impossible aux investisseurs extra-européens de « faire l’impasse » sur le marché européen. Qui sait, peut-être même finiront-ils par être séduits par le degré supérieur de stabilité qui y règnera une fois la réglementation mise en place… Il est bien évident que par « Europe » il faut entendre ici les 27 moins le Royaume-Uni. Puisque le Royaume-Uni est manifestement décidé à ne revenir sur aucune des « libertés » de la finance de marché, il faut lui appliquer une stratégie adéquate de cantonnement et le considérer, en tout cas du point de vue de la reréglementation financière, comme de facto non-européen. Le Royaume-Uni ainsi mis à part, il résulte du principe précédent que la zone européenne de réglementation financière ne peut émerger qu’en cessant d’être ouverte à tous les vents de la finance, donc en envisageant certaines restrictions aux mouvements des capitaux. L’abrogation de l’article 56 (renuméroté 63) du Traité européen consolidé est donc un préalable à toute reréglementation financière sur une base européenne. Tel est l’objectif défendu par le mouvement « Stop Finance » (www.stop-finance.org).

Neuf propositions

Les principes précédents ont un caractère stratégique. Mais ils n’ont pas en eux-mêmes de portée opératoire – si ce n’est le principe 4 qui pose clairement le strict encadrement des transactions avec des entités financières extra-européennes qui ne se seraient pas soumises, d’elles-mêmes ou sous l’action de leur propre régulateur, aux normes européennes à venir.

Le passage à l’action re-réglementatrice s’appuie, lui, sur des principes tactiques. On ne s’étonnera pas que tous s’expriment sur le mode négatif du « dé- » car il est bel et bien question de faire régresser la finance et de lui ôter une partie de ce qu’elle a conquis. Ces principes tactiques sont au nombre de six : désincitation, désophistication, détitrisation, déleviérisation, désalimentation et déconnexion. Leur mise en œuvre s’étage sur tous les niveaux de la finance : microéconomique (les comportements des opérateurs) ; mésoéconomique (les constructions institutionnelles gouvernant le fonctionnement des marchés) ; macroéconomique (le pilotage de la politique monétaire).

Proposition 1. Désincitation

Toutes les incitations déterminant les conduites individuelles de la finance sont vicieuses. L’une des pires est incorporée dans les formules de rémunération de ses hommes. En effet l’investissement dans un actif financier quel qu’il soit est toujours l’acquisition d’un couple rendement-risque. Or les formules de rémunération de la finance ne prennent en compte que la première composante : les traders voient la part variable de leur rémunération courante indexée sur leur seule rentabilité courante. Mais cette rentabilité courante a pour compagnon invisible un certain niveau de risque. Il est invisible en temps réel puisque, par construction, le risque n’est matérialisé qu’ex-post ! Le trader touchera donc le profit dérivé de la hausse tant qu’il y a hausse, mais n’enregistrera aucun des effets de la baisse – simplement son bonus sera-t-il nul quand celle-ci se produira. Il est donc de ce fait incité à méconnaître le risque contracté pour privilégier la rentabilité courante qui alimente son bonus courant… puisque, si risque il y a, il ne sera manifeste qu’« après ». Il résulte de cette asymétrie des incitations une sous-appréciation notoire du risque – en d’autres termes il y a de puissants intérêts derrière ce que Hyman Minsky appelait justement « l’aveuglement au désastre ».

La première proposition vise donc à rétablir la symétrie d’incitation en rendant la rémunération des traders pleinement algébrique – c’est-à-dire susceptible de valeurs négatives ! Les pertes issues de la matérialisation des risques antérieurement contractés ne doivent plus seulement annuler les bonus mais les rendre négatifs. Les traders auraient ainsi à rembourser sur leurs gains passés les pertes présentes et dans les mêmes proportions. On imagine sans peine les effets de la rémunération algébrique sur leur comportement ! Soit la hantise d’avoir à restituer les gains antérieurs oblige à les mettre en réserve et paralyse la consommation ostentatoire – détruisant l’une des jouissances qui donne son ressort à l’existence comme trader ; soit elle ne parvient pas à produire le comportement de réserve mais alors au prix d’une nouvelle attitude face au risque rendue drastiquement rigoureuse. Dans tous les cas, la perspective de la perte personnelle cuisante devrait être puissamment régulatrice.

On objectera sans doute que, dans ces conditions, les traders les plus « compétents » prendront le chemin de l’exil sous l’effet de la concurrence des offres salariales de la part des banques qui ne seraient pas soumises à l’obligation de la rémunération algébrique. Surtout, qu’on ne les retienne pas ! L’utilité sociale de ces soi-disant « cerveaux » demeure des plus discutables. Que ne restent que les opérateurs « moyens » – non exportables – ne saurait être en soi un problème : si leur agilité à manier les produits les plus complexes est moindre, leurs employeurs leur en feront manier de plus rudimentaires. Or c’est exactement l’autre effet recherché ! L’une des plaies de la finance libéralisée vient de la dynamique incontrôlable de la dite « innovation » financière qui multiplie les produits d’une invraisemblable complexité dont la mesure de risque devient presque impossible. La proposition de désincitation des financiers est donc par ses effets collatéraux une mesure de dé-sophistication de la finance, mouvement qu’il est urgent d’amorcer pour recréer de meilleures conditions d’appréciation et de contrôle des risques.

Proposition 2. Détitrisation

La dynamique des acquis sociaux semble avoir changé de camp. Tout ce que le travail a gagné est devenu contestable, tout ce que le capital obtient est décrété irréversible. Ainsi de l’« innovation » financière. Deux des plus toxiques, les produits dérivés et la titrisation, dont la finance s’est parfaitement passée pendant des décennies – rappelons qu’ils ont été répandus à partir du milieu des années 80 –, sont maintenant déclarés tellement indispensables qu’il serait simplement inconcevable de vivre sans. Ces braiements de la finance ne doivent impressionner personne. Jusqu’au début des années 90, les banques… ont fait leur métier de banquier : elles ont accordé des crédits, puis les ont conservés sur leurs livres jusqu’à l’échéance ; et il faudrait une certaine audace pour affirmer qu’elles s’en sont mal portées. Nous nous proposons de leur faire faire ce minime saut en arrière et de renoncer à nous convaincre que rien ne serait plus possible si on les privait de l’outil de la titrisation. Comme on sait, la titrisation permet aux banques de se défaire de leurs crédits aussitôt qu’accordés, et de les vendre sous la forme de créances négociables sur des marchés ad hoc. On se demande rétrospectivement comment il est possible de s’étonner que cet instrument de défausse systématique du risque de crédit ait conduit à un effondrement de la sélectivité des prêts – jusqu’à faire surgir la catégorie des prêts subprimes.

L’instrument de la titrisation est particulièrement dangereux car il a la propriété de soustraire le comportement bancaire d’émission de crédits, donc de risques, à toute régulation prudentielle. En effet les banques sont normalement limitées dans leur politique de crédit par les règles prudentielles qui les contraignent à réserver du capital propre à hauteur de 8% du total de leurs encours risqués. Mais les crédits titrisés sortent immédiatement du bilan des banques puisqu’ils sont formellement cédés à des entités juridiques distinctes, les Special Purpose Vehicles (SPV) – dont les fameux CDO (Collateralized Debt Obligations) ont été l’un des représentants les plus en vue lors de la crise du crédit. Par conséquent, des risques-crédit sont émis, et même en quantité gigantesque, mais en échappant à toute provision prudentielle de capitaux propres puisque la banque s’en débarrasse dans l’instant – du point de vue de la supervision, tout se passe comme si ces crédits n’avaient simplement pas été accordés…

Il y a donc dans ce dossier plus qu’il n’en faut pour interdire purement et simplement le recours à la titrisation des crédits. Si quelques timidités se manifestent, deux solutions un peu plus douces sont également disponibles. La première consisterait à drastiquement limiter la part titrisable des portefeuilles de crédit – pas plus de 5% par exemple, qui laissent ainsi une marge aux banques pour le redéploiement de leurs capitaux propres (pour mémoire on rappellera que lors des dernières années de la bulle subprime, près de 50% des crédits immobiliers ont été titrisés…). Une autre solution consisterait à laisser ouverte telle quelle la possibilité de la titrisation… mais à imputer aux banques la totalité des risques titrisés dans le calcul de leurs provisions prudentielles de capitaux propres, quand bien même ils ont été sortis de leurs bilans. Du point de vue de la surveillance du risque, cette formule équivaut donc à une conservation complète des crédits, la titrisation demeurant alors intéressante pour les banques, non plus comme instrument de défausse du risque, mais comme instrument de refinancement de marché.

Proposition 3. Déleviérisation d’endettement

L’un des procédés les plus générateurs de risque de la finance spéculative tient à la mobilisation intensive de l’effet levier – à savoir le recours à de forts taux d’endettement comme démultiplicateur de la rentabilité brute. Les agents prennent alors des positions qui peuvent excéder considérablement leurs capitaux propres, situation extrêmement dangereuse lorsque les paris spéculatifs tournent mal. Il est inutile de souligner la gravité des conséquences lorsque les agents en question sont des banques, à plus forte raison des banques de dépôt… Bien loin des aimables bluettes de certains manuels d’économie financière qui nous laissent croire que la valeur usuelle des leviers tourne entre 2 et 5, on rappellera que la banque Bear Stearns était leviérisée à 35 et le Hedge Fund Carlyle Capital Group à 32… avant de faire faillite l’un et l’autre. Dans le cas de Bear Stearns, la régulation prudentielle et ses ratios de capital (Cooke ou McDonough) ont eu à l’évidence quelques absences. C’est pourquoi il faut reconstruire des ratios réglementaires limitant strictement les effets de levier d’endettement (on verra ci-dessous qu’il est aussi une autre sorte d’effet de levier – à combattre tout autant, et pour les mêmes raisons de fond). On dira que telle était bien en un sens l’intention du ratio de capital lui-même en définissant les engagements risqués comme multiple des capitaux propres. Force est cependant de constater qu’en cette matière, l’échec aura été à peu près complet.

Comme il est impossible d’avoir une vue totalement déconsolidée (opération par opération) de l’activité de marché des banques et que la confusion des flux empêche toute imputation, la proposition présente suggère de construire un ratio de (dé-)leviérisation moyenné à échelle d’établissement. Pour une période donnée, on note P l’ensemble des positions de marchés (tous actifs financiers confondus) prises par la banque. On note D l’ensemble des dettes de toutes échéances contractées par elle. On note enfin E l’ensemble de ses engagements, débours réels et positions de marchés prises (il y a lieu de faire une différence car certains actifs dits unfunded ne réclament aucune avance de fonds donc aucun débours réel). Par convention on impute proportionnellement la dette DM = D*(P/E) aux prises de positions de marché. Il s’en déduit un effet de levier relatif aux positions de marché LM = P / (P – DM). Le ratio prudentiel de (dé-)leviérisation fixera alors une borne supérieure – sévère, c’est-à-dire basse – à LM. À ceux qui feront remarquer que ce ratio est quelque peu grossier, on répondra que dans sa définition même le ratio de capital retenu par les accords de Bâle n’est pas beaucoup plus subtil… L’extrême simplicité de conception du ratio de capital n’a pas empêché que lui soient données des mises en œuvre d’une grande précision de détail. Rien ne s’oppose en principe à ce qu’il en aille de même pour le ratio de (dé-)leviérisation. On ajoutera également que la rusticité, et surtout la brutalité, du ratio de (dé-)leviérisation sont très nécessaires. Bien sûr dans les applications « raffinées » dudit ratio, il faudrait en principe procéder de la même façon que pour le ratio de capital Bâle II, c’est-à-dire en pondérant les différents risques qui entrent dans l’agrégat P des prises de position de la banque. Il ne faut cependant pas avoir une confiance excessive en ces mesures de risque différenciées : pour des raisons fondamentales, qu’il est impossible d’exposer en détail ici, les modèles de mesure du risque en vigueur dans les institutions financières ont révélé des carences rédhibitoires – en témoigne intuitivement l’ampleur des pertes réalisées sur des produits de la finance structurée (notamment les fameux CDO) dont certaines tranches avaient été jugées parfaitement sûres… avant qu’on s’aperçoive qu’elles ne valaient plus tripette. À défaut de pouvoir l’expliquer complètement ici, il faut insister sur ce point : cette carence de la finance mathématique à mesurer les risques en temps de grande instabilité n’est ni accidentelle ni remédiable, elle est essentielle et indépassable – en deux mots tout de même, pour qui voudra, l’argument technique ultra-compacté : cette impossibilité tient au fait que les densités de probabilité qui entrent comme hypothèses dans les modèles dits de Value-at-Risk sont immanentes aux interactions des agents… et sont par conséquent radicalement indéterminées ex ante. C’est pourquoi la solution « du yatagan » qui impose des ratios de (dé-)leviérisation absolument draconiens n’a que d’excellentes propriétés d’économie de moyens puisqu’elle anticipe à raison que les risques jugés modérés par beau temps se révéleront très probablement extrêmes par gros temps : autant donc les limiter ex ante et de la plus sévère façon.

Proposition 4. Régulation impérative de tous les acteurs non-bancaires de la finance de marché

On fera sans doute observer, d’une part que le ratio de (dé-)leviérisation ne s’applique qu’aux banques qui ne sont pas les seuls acteurs de la finance marchéisée, et d’autre part que, en tant que brokers, les banques peuvent être amenées à passer des ordres pour des clients dont les investissements ont déjà été leviérisés par ailleurs (un investisseur peut confier un mandat de gestion à une banque A pour un volume de fonds dont une bonne partie est composée d’endettement contracté auprès des banques B, C, etc.). Les investisseurs, quelle que soit leur nature, doivent être soumis eux aussi à ces ratios de (dé-)leviérisation, pour des valeurs variant éventuellement par catégorie d’établissement. Une attention particulière devrait être portée aux Hedge Funds qui se distinguent des autres investisseurs, entre autres, par leurs leviers extrêmement élevés. Or ces fonds d’investissements, dont les prises de position agressivement spéculatives se révèlent très déstabilisantes, échappent à toute supervision prudentielle ! De fait la majorité des Hedge Funds font de l’évasion réglementaire un élément constitutif de leur stratégie en se domiciliant dans des places financières offshore. Cette carence réglementaire est intolérable et doit être impérativement comblée.

Il faut donc interdire toute transaction entre les opérateurs financiers de la zone européenne régulée et les entités des places offshore. N’auront accès aux marchés financiers européens que les Hedge Funds qui se seront enregistrés auprès de l’autorité européenne des marchés et qui par conséquent se seront soumis à sa réglementation.

Proposition 5. Déleviérisation « de marché » – les marchés organisés de produits dérivés

L’essentiel de la prolifération financière – terme qu’on préférera nettement à celui d’« innovation » financière – est venu du compartiment des produits dérivés. Quoique encore discutée par ceux qui voulant sauver tous les acquis de la finance ne se rendront jamais à l’évidence, leur contribution à l’instabilité financière est devenue patente, pas seulement par les interactions spéculatives qui s’établissent entre marchés à terme et marchés au comptant, mais aussi du fait de l’organisation propre des transactions sur dérivés. Ces transactions se distribuent en deux grandes catégories : transactions sur des marchés dits organisés ou bien sur des marchés de gré-à-gré (ou encore OTC, pour Over The Counter).

Toutes les transactions sur les marchés organisés passent par l’intermédiaire d’une chambre de compensation qui est la contrepartie commune de tous les intervenants : la chambre de compensation est l’acheteur de tous les vendeurs et le vendeur de tous les acheteurs. La chambre de compensation impose à tous les intervenants des avances de fond qu’on appelle dépôt de marge. Ce dépôt de marge est une sorte de coussin de sécurité dont l’épaisseur est beaucoup moins grande que les positions elles-mêmes puisqu’il n’est destiné qu’à enregistrer les variations de prix et à solder les éventuelles moins-values. C’est que la grande caractéristique des transactions sur dérivés (quel que soit le marché) est en effet la suivante : portant sur des promesses de vendre ou d’acheter, donc d’encaisser ou de payer, à une certaine échéance, elles ne nécessitent pas en principe de mise de fond immédiate au moment où elles sont conclues. Les opérateurs s’y engagent donc en quelque sorte à découvert, au sens où ils ne sont tenus à aucun apport de fonds propres (et même de fonds tout court !) au moment de la passation du contrat. Si l’on se souvient que le levier est défini en général comme la capacité de prendre une position sans disposer préalablement en propre de la totalité des fonds, c’en est ici la forme maximale !

Le dépôt de marge sur les marchés organisés instaure donc, mais artificiellement puisqu’elle n’est pas requise en principe, une obligation de mise de fond préalable. Mais cette obligation est d’une telle minceur en proportion des positions prises, qu’elle définit de fait des leviers faramineux. Ainsi, par exemple, un apport de 1000 dollars permet-il de prendre une position de 375.000 dollars sur le marché des futures de l’indice S&P500 ! Ce levier lié à l’organisation particulière des marchés dérivés vient donc se superposer au levier d’endettement proprement dit (voir proposition 3) – un opérateur pourrait en effet très bien avoir emprunté 900 des 1000 dollars requis pour le dépôt de marge et s’être engagé sur les 375.000 dollars de futures avec… juste 100 dollars en poche ! On ne s’étonnera donc pas que Bear Stearns avec 8 milliards de dollars de capitaux propres se soit retrouvé engagée, tous produits dérivés confondus, à hauteur de… 13.400 milliards de dollars ! Certes il ne s’agit pas là d’une position ouverte du même montant car, dans ce total, de nombreuses opérations sont de couverture mutuelle. Il n’en demeure pas moins que ces 13.400 milliards de dollars représentent bel et bien le risque de contrepartie que faisait peser Bear Stearns sur la communauté financière internationale, puisque en cas de faillite, il y aurait eu pour 13.400 milliards de dollars de transactions non réglées… On fera remarquer, là encore, que sur ce total beaucoup d’engagements à payer compensent des engagements à recevoir. Le risque de contrepartie net est donc moins élevé. Même s’il s’établissait à 10% du total, il n’en resterait pas moins 1340 milliards de dollars de transactions non soldées – une paille… S’y ajoute le fait que les compensations des paiements à effectuer et à recevoir n’a pas forcément le bon goût de s’opérer établissement par établissement, de sorte que certains se retrouvent vis-à-vis de Bear Stearns dans une position nette très ouverte… et par conséquent très exposée au risque de contrepartie. On imagine sans peine les effets d’un tel défaut. La Réserve Fédérale les a imaginés sans peine, et l’on comprend aisément l’urgence qui l’a saisie lors du week end du 15 et 16 mars alors que la faillite de Bear Stearns était imminente – et imminente également la ruine d’ensemble du système financier.

Parce que les exigences de fonds propres sur les produits dérivés sont ridicules, et que la leviérisation s’y élève au carré (leviérisation « de marché » x leviérisation « d’endettement ») ces marchés font régner un risque de contrepartie insupportable. La déleviérisation étant l’un des principes tactiques les plus centraux du schéma présent, il faut imposer aux chambres de compensation d’exiger des dépôts de marge beaucoup plus importants que les quelques ridicules pourcents d’aujourd’hui. On pourrait très bien imaginer en principe une règle de couverture intégrale en fonds propres des positions sur dérivés (dépôt de marge 100%, levier 0 – en fait : 1). Si ces produits sont hautement spéculatifs et déstabilisants, il faut donc les rendre inintéressants, or le levier est cela même qui produit par effet multiplicateur de faramineuses rentabilités des fonds propres. Si la couverture intégrale est jugée trop rigoureuse, qu’à cela ne tienne : on pourra mettre le curseur où l’on voudra, 50%, 80%, peu importe, mais en tout cas plus les dérisoires 1% ou 2% des dépôts de marge actuels.

Proposition 6. Nationalisation (européenne) des entreprises de bourse

On objectera peut-être à la proposition précédente que ce sont les chambres de compensation qui ont tout pouvoir de fixer le niveau des dépôts et des appels de marge et que ces « entreprises de marché » sont souveraines car… privées. Et c’est vrai ! Tel est bien l’un des scandales de la libéralisation financière : les places financières, c’est-à-dire l’infrastructure des marchés, ces institutions stratégiques pour la réglementation, sont sous la coupe d’entreprises privées ! Ainsi Eurex, l’entreprise qui tient les marchés organisés de dérivés en Europe est-elle issue de la fusion de Deutsche Börse AG et de Swiss Exchange, dans le but avoué de faire concurrence à une autre entreprise privée, le LIFFE de Londres. On se doute que ces « entreprises de marché » privées n’adhéreront pas spontanément à un projet qui se donne pour but explicite de rendre inintéressants les produits qu’elles cotent, et dont elles tirent leurs revenus… Il est d’une évidence impérative qu’un contrôle politique doit être récupéré sur ces « entreprises de marché » qui doivent par conséquent être nationalisées, dans le cas présent sous une forme européenne (donc sous un statut ou sous un dispositif encore à créer), afin de recouvrer toute latitude en matière de réglementation – et ici de déleviérisation – des produits dérivés. Pour celles de ces entreprises qui, telles Euronext, ont choisi de lier leur destin à leurs homologues américaines ou anglaises, il faudra briser le lien transatlantique ou transmanche, c’est-à-dire la dépendance à des zones financières qui n’ont visiblement aucune intention sérieuse de reréglementation.

Proposition 7. Déleviérisation « de marché » – les marchés OTC

Quand on a dit, comme précédemment, que le dépôt de marge constituait « la forme maximale du levier », on était en fait au dessous de la vérité. Car, par opposition aux marchés organisés, les produits dérivés s’échangent également sur des marchés dits de gré-à-gré (ou OTC, Over the Counter) qui, comme leur nom l’indique, consistent en la simple mise en relation bilatérale des contractants sans intermédiation d’une place (chambre de compensation). Pour le coup, sur l’OTC il n’y a aucun organisme médiateur qui vienne exiger une mise de fonds préalable, fût-elle aussi minime que les dépôts de marge. Il n’y a donc rien qui vienne limiter les positions que peuvent prendre les opérateurs à découvert de fonds propres. Le levier théorique y est par conséquent… infini !

Parce que ces marchés et leurs produits – on pense en particulier aux Credit Default Swaps (CDS) qui sont libres de tout financement préalable (et pour cette raison dits unfunded) et se sont spectaculairement illustrés dans la présente crise du crédit –, parce que, donc, ces marchés et ces produits sont au principe d’une accumulation invraisemblable de risques de contrepartie, il faut y mettre un terme. Dans la zone européenne réglementée, les transactions OTC seront purement et simplement interdites. Il n’est pas une transaction sur produits dérivés qui ne sera autorisée si elle ne passe par un marché organisé avec chambre de compensation, évidemment sous tutelle publique, et dans les conditions d’appel de marge conformes à la précédente proposition.

Comme d’habitude, le monde de la finance hurlera avant d’avoir mal et arguera de la « nécessité » de transactions de gré-à-gré qui offrent des couvertures de risque sur mesure alors que les produits échangés sur les marchés organisés sont standardisés pour être rendus fongibles (et ainsi proposer une meilleure liquidité). Que les couvertures soient alors imparfaites est réel, mais ne devrait pas être vu comme un problème, au contraire : dans le paysage de la nouvelle réglementation, la persistance de quelques risques mal assurés devient paradoxalement vertueuse puisqu’elle oblige les divers agents à plus de prudence. La fausse promesse par excellence était bien celle des marchés de dérivés libres et sans contrôle qui prétendent offrir des couvertures pour tout, incitant par là les agents à s’exposer sur les marchés au comptant à n’importe quel risque avec la croyance que celui-ci serait « de toute façon couvert » par l’acquisition du produit dérivé ad hoc. À voir les décapilotades successives que s’offre la finance de marché, il devrait être clair pour tout le monde que cette promesse d’« assurance universelle du risque financier » aura été une illusion de première grandeur.

Proposition 8. Désalimentation : une politique monétaire anti-spéculative

À l’étage supérieur – macroéconomique – de la nouvelle réglementation de la finance, il y a la politique monétaire. Comme on commence à en prendre conscience rétrospectivement – c’est-à-dire un peu tard – la politique monétaire de la Réserve Fédérale américaine n’aura pas été pour rien dans le gonflement des diverses bulles, et tout spécialement la dernière – Alan Greenspan, avant de tourner casaque pour un peu mieux organiser sa défense, n’a-t-il pas explicitement justifié son action passée en arguant de ce que « le risque valait d’être pris pour réaliser le rêve américain d’une société de propriétaires » ?… Moyennant quoi d’ailleurs des centaines de milliers « d’accédants à la propriété » n’auront « accédé » que le temps d’être jetés à la rue – admirable réussite, vraiment.

Si la spéculation se nourrit de flux de liquidités, dont le crédit représente une bonne part, il est clair que la politique monétaire lâche est une signalée contribution aux bulles financières. A contrario, il suffirait de relever les taux d’intérêt pour priver les marchés d’une part significative de leur carburant… mais au risque, évidemment d’étouffer l’économie réelle en même temps que l’économie spéculative ! On ne sortira pas de ce dilemme qui tient à l’existence d’un seul instrument – le taux d’intérêt – pour une multiplicité d’objectifs contradictoires – l’activité productive d’un côté, la stabilité financière de l’autre – sans… démultiplier les instruments. C’est précisément à cette fin qu’a déjà été avancée la proposition d’une politique monétaire dédoublée, munie d’un taux d’intérêt pour refinancer les banques à hauteur de leurs concours à l’économie réelle, et d’un autre taux d’intérêt pour les refinancer à hauteur de leurs concours à la sphère financière. Ainsi devient possible d’élever le taux d’intérêt « spéculatif » à des niveaux meurtriers, tout en maintenant le taux d’intérêt « productif » à des niveaux maximisant la croissance et l’emploi.

Cette huitième proposition pose à l’évidence le problème de l’indépendance de la banque centrale européenne. Si la régulation de la finance de marché est une affaire hautement politique, et si la banque centrale est un élément important du dispositif, il s’en déduit logiquement que l’action de la banque centrale doit être soumise à une forme de subordination politique autrement plus serrée que le quasi-rien – rapports divers et auditions sans importance – qui lui sert pour l’heure d’alibi. Soit la banque centrale s’exécute d’elle-même et entre pleinement dans le plan d’arraisonnement de la finance, soit il y aura matière à voir là une raison supplémentaire de revenir sur son indépendance.

À statut invariant – invariance qui n’a rien d’un objectif en soi –, notons toutefois que la banque centrale pourrait d’elle-même trouver quelques raisons d’adopter ce dispositif de politique monétaire dédoublée. C’est qu’en effet elle est la toute première victime de la prise d’otage où la jette immédiatement le risque systémique ! Il y a donc dans la logique institutionnelle même de la banque centrale quelque chose qui devrait résister à l’asservissement par la finance privée, puisqu’on ne peut pas qualifier autrement cette sommation impérative de lui venir à la rescousse sauf à provoquer d’immenses dégâts. Si la banque centrale prend au sérieux la mission de la stabilité financière, elle devrait être intéressée au premier chef par le dispositif de la politique monétaire dédoublée qui la sort de son dilemme instrumental autrement insoluble.

Proposition 9. Déconnexion : encadrer les rapports entre la zone européenne financière et les zones non régulées

En application des principes 3 et 4 ci-dessus, il est évident que la parfaite liberté de circulation des capitaux entre la Zone Européenne Financière (ZEF), régulée par définition, et les Zones Non Régulées (ZNR) est immédiatement caduque. Sur quelles bases cependant rétablir de possibles rapports entre ZEF et ZNR ?

Une première solution simple et économe plaiderait pour une base de… non-rapport ! Ceci n’est d’ailleurs que la traduction du principe 4 réaffirmant – en fait constatant – l’autosuffisance de la ZEF. La ZEF n’a aucun besoin d’être inondée de capitaux extérieurs, elle en recèle suffisamment elle-même, ni encore moins que des institutions financières privées aillent chercher l’aventure au dehors, sauf à importer les aberrations de marchés qui resteront le propre des ZNR. En d’autres termes, l’Europe est une zone de chalandise financière suffisamment profonde et diversifiée pour satisfaire les ambitions de la finance privée, telles que le présent schéma les rend raisonnables, c’est-à-dire sensiblement revues à la baisse. La finance privée européenne doit en effet oublier les profits mirobolants des bulles et apprendre à se satisfaire de moins : 50% de rendement des capitaux propres pour la banque de marché, quand la banque de détail n’en dégage « que » 25%, les entreprises du CAC40 entre 15% et 20%, et que les taux d’intérêt qui donnent normalement une mesure de la rémunération du capital sont à 4%, c’est fini ! Il est important d’avoir ces chiffres en tête pour être bien convaincu que les glapissements que la finance privée ne manquera pas de pousser sont moins le fait d’une épouvantable injustice qui lui serait faite que de la fermeture d’un exorbitant et injustifiable privilège de profitabilité. Retour à la normale donc.

On peut toutefois, si on le veut vraiment, songer à des formes de relations financières entre ZEF et ZNR, mais en sachant bien de quoi il y va : la ZEF a pour finalité d’éviter que ne se recréent les dynamiques de marché aberrantes et les formations de risques globaux qui demeureront le lot des ZNR. Si c’est pour que le régime des relations ZEF-ZNR annule tous les effets de la re-réglementation interne à la ZEF, ce n’est pas la peine d’y penser. Il est donc évident que ces relations devront être strictement encadrées et soumises à condition.

Les flux sortants (dans le sens ZEF-ZNR donc) seront contingentés puisqu’il n’est pas question que la finance privée européenne aille contracter aux Etats-Unis les risques qui lui sont interdits – évités – dans la ZEF. Seule une part très minoritaire – 10% ? – de l’accroissement de ses encours risqués (crédits et positions de marché) pourra être engagée en ZNR et parmi eux une fraction obligatoirement en actifs sans risque – les titres de la dette souveraine etatsunienne… pour l’instant.

Les flux entrants (dans le sens ZNR-ZEF) ne seront admis que si les institutions d’où ils sont originaires sont elles-mêmes soumises de fait aux normes européennes, et tout particulièrement au ratio de (dé-)leviérisation tel qu’il pourra être calculé par l’autorité publique européenne de régulation financière à l’aide des données communiquées par le Comité de Bâle et en application des propositions 3 et 4 ci-dessus. En d’autres termes, seuls les acteurs hors-ZEF garantissant par leurs comportements un risque de contrepartie modéré seront admis dans l’espace financier européen. Un contingentement des flux entrants fera vraisemblablement partie du dispositif pour éviter que la restriction de l’alimentation en liquidités de la ZEF du fait de la nouvelle politique monétaire ne soit tournée par des afflux de capitaux en provenance d’une ZNR où la politique monétaire demeure trop accommodante pour la finance.

Il faudrait être spécialement peu perspicace, ou bien malintentionné, pour ne pas voir que ce schéma n’a rien d’un plan achevé. Il n’est pas complet – bon nombre d’autres propositions pourraient lui être ajoutées –, et il reste à travailler sa mise en œuvre détaillée. Mais la matrice est là.

On entend d’ici les cris d’orfraie… Il ne devrait pas y avoir lieu de leur accorder trop d’attention. On le regretterait rétrospectivement tant ceux qui les poussent n’ont pas compris la portée de l’événement et sont simplement en retard sur l’histoire : car cette crise financière est d’une ampleur qui doit produire un changement dans la façon de penser l’organisation internationale de la finance. Les défenseurs de l’ordre ancien n’ont donc pas saisi que celui-ci a failli et qu’il faut en faire surgir un autre. Dans les années trente, ils auraient hurlé au Glass Steagal Act qui a séparé les banques commerciales et les banques d’investissement – une autre excellente idée qu’on pourrait inclure ci-dessus. En fait ils ne pensent jamais que selon l’époque, et sont incapables du moindre effort projectif. De l’époque ils épousent toutes les évidences et tous les impensés. Jusqu’à ce qu’une autre époque détruise les anciennes évidences et en installe d’autres. À ce moment, ils jugent les anciennes évidemment dépassées et les nouvelles évidemment indépassables. On ne va donc pas s’étonner qu’ils se cabrent et poussent de hauts cris puisque le schéma présent leur propose exactement ce que leur esprit est incapable de métaboliser. Et on ne va pas non plus perdre une minute à attendre ni leur bon vouloir ni leur conversion mentale. Car il y a urgence, et eux sont des retardataires.

Source: http://blog.mondediplo.net/2008-04-23-Quatre-principes-et-neuf-propositions-pour-en

vendredi 25 avril 2008

Brésil: un prêtre tentait un vol avec mille ballons, abandon des recherches...

Vendredi 25 avril 2008, 08h56 L'armée de l'air brésilienne a mis fin jeudi aux recherches d'un prêtre catholique disparu en mer en tentant un vol accroché à un millier de petits ballons gonflés à l'hélium, alors que les fidèles multipliaient leurs prières.

D'importantes recherches avaient été lancées dès dimanche soir dans l'Etat du Parana (sud du Brésil) après la disparition du prêtre, Adelir de Carli, 41 ans, parti pour un vol qui devait durer une vingtaine d'heures.

La famille du prêtre a indiqué jeudi avoir affrêté un avion privé pour continuer les recherches dans une zone où quelques-uns des ballons ont été repérés au large des côtes de l'Etat de Santa Catarina.

Dimanche, alors que les conditions météorologiques étaient mauvaises, Di Carli, équipé d'un casque et d'une combinaison d'aérostier, est parti de Paranagua dans l'Etat du Parana en direction de l'ouest mais il a été rapidement emporté dans les airs et poussé vers la mer en direction du sud-est où il a disparu.

Huit heures après le décollage il a été porté disparu par les autorités portuaires. Au cours de son dernier contact radio avec la police, dimanche soir, le prêtre avait signalé des problèmes. Il avait un GPS mais ne savait pas s'en servir.

Jeudi, les paroissiens de Di Carli ont redoublé les prières pour retrouver le prêtre en vie, après l'annonce de la fin des recherches par l'armée de l'air.

Le 13 janvier, le prêtre aérostier accroché à 500 ballons avait déjà parcouru avec succès une distance de 110 km entre une localité du Parana et la ville de San Antonio en atteignant une altitude de 5.000 mètres.

L'exploit du père De Carli était destinée à figurer dans le livre des records, le Guiness Book, pour recueillir des fonds pour la construction d'une maison de retraite pour des routiers, à l'initiative de la Pastorale des Routes qui fournit une aide spirituelle aux chauffeurs de poids lourds qui passent quotidiennement à Paranagua, l'un des principaux ports du Brésil.

Source: http://www.linternaute.com/actualite/depeche/afp/27/505677/bresil_un_pretre_tentait_un_vol_avec_mille_ballons_abandon_des_recherches.shtml

Deux fois plus de risques de faire une dépression qu'un cancer

Les risques de faire une dépression sont deux fois plus importants que ceux de développer un cancer, apprend-on vendredi à la lecture de "Het Nieuwsblad", "Het Volk" et "De Standaard".

Diverses études européennes et américaines démontrent qu'entre 26,2 pc et 30,2 pc des gens risquent de subir une fois dans leur vie une maladie psychologique grave. Des perturbations psychologiques comme les dépressions, les psychoses et des troubles de la personnalité provoquent aussi de plus en plus d'handicaps. L'Inami a reconnu, en 2006, 68.272 Belges comme personnes atteintes d'un handicap psychologique, contre 57.454 en 2001. (NLE)

25/04/2008 12:18

Source: http://www.levif.be/belga/generale/78-6-46578/deux-fois-plus-de-risques-de-faire-une-depression-qu-un-cancer.html

mercredi 23 avril 2008

la biologie totale fait scandale

Le docteur B. est un tenant de la « biologie totale ». Il explique sans rire au Soir que « des causes psychologiques permettent à un individu d’être récepteur ou non du virus du sida ». Entre autres affirmations étonnantes… On s’étrangle, mais rapidement, Koen Demyttenaere, directeur du service psychiatrique à la KUL, tranche dans le vif : « Ce genre d’ineptie n’a aucune valeur scientifique. »

La biologie totale défend un principe : « Toute maladie résulte d’un conflit psychologique. » Elle fait des adeptes en Belgique. Elle pousse certains malades à arrêter leurs traitements, même dans le cas de pathologies comme le cancer. Un psychothérapeute liégeois pourrait être bientôt renvoyé devant le tribunal correctionnel pour homicide involontaire : une de ses patientes atteinte d’un cancer de l’estomac est décédée. Elle avait cru aux promesses de guérison sans recours à la médecine classique.

Comment la biologie totale réussit-elle à séduire le public ? Ses partisans organisent des conférences où ses idées circulent. Parfois jusqu’à l’incident : à Woluwe-Saint-Pierre, une commune qui abritait depuis quinze ans les exposés du docteur B., les ponts viennent d’être rompus. Des associations de lutte contre les pratiques sectaires s’inquiétaient de possibles dérives.

Justice, Ordre des médecins et communes : la Belgique semble prendre la mesure des dangers de la biologie totale.

Source: http://archives.lesoir.be/t-20080422-00FT6M.html?query=biologie+totale&andor=and&when=-1&sort=datedesc

France: 5.500 victimes de surirradiations dans un hôpital d'Epinal

Au moins 5.500 personnes ont reçu des doses excessives de radiations lors de radiothérapies dans un hôpital d'Epinal, dans l'est de la France, entre 1987 et 2006, a indiqué lundi la ministre de la Santé Roselyne Bachelot, dans la plus grave affaire de ce type survenue dans le pays.

La catastrophe d'Epinal, au bilan longtemps imprécis, est le fruit de défaillances à répétition, notamment une mauvaise utilisation d'appareils de soins et une formation insuffisante des opérateurs. Quelque 7.500 personnes ont été traitées au service de radiothérapie d'Epinal entre 1987 et 2006, mais environ 2.000 d'entre elles n'ont pu être jointes du fait de leur décès ou d'un changement d'adresse, a précisé le directeur de l'hôpital Jean-Monnet d'Epinal, Gilbert Hangard. Parmi ces victimes, 24 ont été très fortement irradiées pendant le traitement d'un cancer de la prostate, dont cinq sont décédées des suites des surdoses. Les autres victimes ont été exposées à des surdoses moins fortes. (GFR)

21/04/2008 20:07

Source: http://www.levif.be/belga/generale/78-6-46071/france5-500-victimes-de-surirradiations-dans-un-hopital-d039-epinal.html

1 Belge sur 3 ne ferme pas l'oeil de la nuit en pensant au boulot

En Belgique, un travailleur sur trois connaît chaque semaine des problèmes d'insomnie dans la nuit du dimanche au lundi à l'idée de commencer une nouvelle semaine de travail, selon un sondage d'opinion réalisé en ligne par Monster Worldwide, maison mère de Monster.be, leader mondial de la gestion de carrière en ligne.

Trois quarts des travailleurs belges éprouvent de temps à autre des difficultés à s'endormir le dimanche soir à l'idée d'entamer une nouvelle semaine de travail. Pour un tiers d'entre eux (35 pc), il s'agit d'un problème qui se répète chaque semaine. Seuls 28 pc des travailleurs belges sondés déclarent que leur sommeil, durant la nuit du dimanche au lundi, n'a jamais été influencé par la perspective de la semaine de travail à venir. Les travailleurs belges dorment assez bien par rapport à leurs collègues britanniques et américains. En Grande-Bretagne et aux Etats-Unis, plus de la moitié des travailleurs sont en effet systématiquement tracassés à la veille d'une nouvelle semaine de travail, selon le sondage. La moyenne européenne s'élève à 42 pc. (GFR)

21/04/2008 17:13

Source: http://www.levif.be/belga/generale/78-6-46035/1-belge-sur-3-ne-ferme-pas-l--039-oeil-de-la-nuit-en-pensant-au-boulot.html

mardi 15 avril 2008

Un seuil bien supérieur aux recommandations de l'Organisation mondiale de la Santé...

L'UE adopte une nouvelle législation sur la qualité de l'air 14/04/2008 16:41

Les pays membres de l'Union européenne ont définitivement approuvé lundi à Luxembourg une nouvelle législation européenne fixant une série de limites sur la concentration de différents polluants dans l'air, dont pour la première fois, les particules fines inférieures à 2,5 microns, soit les plus nocives pour la santé.

Le nouveau texte, fruit d'une longue bataille politique attisée par différents lobbies, vise notamment à réduire d'ici 2020 de 20% la présence de particules fines inférieures à 2,5 microns (appelées PM 2,5) dans les villes européennes par rapport à leurs niveaux de 2010. De plus, sur l'ensemble de leur territoire, les Etats membres ne pourront pas dépasser un plafond de 25 microgrammes par m3 (µg/m3) de PM 2,5 d'ici 2015, soit un seuil bien supérieur aux recommandations de l'Organisation mondiale de la Santé (OMS), laquelle préconise des concentrations maximales de 10 µg/m3. Aux Etats-Unis, la limite est de 15 µg/m3, et de 12 µg/m3 en Australie. (GFR)

Source: http://www.levif.be/belga/generale/78-6-45164/l039-ue-adopte-une-nouvelle-legislation-sur-la-qualite-de-l039-air.html

samedi 29 mars 2008

"Toutes les grandes fonctions aux Néerlandophones"

Selon le Groupe d'Etude et de Réforme de la Fonction Publique (GERFA), les Francophones sont sous-représentés dans le gouvernement Leterme, tout comme ils l'étaient dans le gouvernement intérimaire de Guy Verhofstadt.

Toutes les grandes fonctions "régaliennes" de l'Etat (sauf les Finances) sont attribuées à des Néerlandophones (Justice, Intérieur, Défense, Affaires étrangères, Fonction publique), remarque le GERFA jeudi dans un communiqué, ajoutant qu'Open Vld et CD&V reçoivent par ailleurs les Entreprises publiques et la Mobilité au moment où le financement de la SNCB et le survol de Bruxelles constituent des enjeux particulièrement sensibles pour les Francophones.

Plusieurs ministres francophones reçoivent des compétences assez légères, comme Paul Magnette (Energie) et Marie Arena (Intégration sociale, Grandes villes et Pensions) et les Francophones n'héritent d'aucune compétence leur permettant de jouir d'une visibilité à l'étranger, accréditant ainsi l'idée que la Belgique est bel et bien dirigée par les Flamands, dit le GERFA.

Le gouvernement Leterme a exclu le premier ministre du calcul de parité, de telle sorte qu'un avantage important est donné aux Flamands et que la parité est rompue, dit encore le Groupe d'étude. Pour lui, si la Francophones se taillent la part du lion dans les Secrétaires d'Etat, il ne s'agit souvent que de compétences peu significatives et ils ne sont souvent que des satellites de leur ministre de tutelle. (belga)

source: http://www.7sur7.be/7s7/fr/1861/Crise-politique/article/detail/221327/2008/03/27/-Toutes-les-grandes-fonctions-aux-Neerlandophones-.dhtml

vendredi 28 mars 2008

Les Flamands pas incités à s’installer à Bruxelles

Le gouvernement flamand tente-t-il de décourager l'installation des flamands à Bruxelles ? C'est une accusation à peine voilée du magazine médical "De Huisarts", qui pointe des différences de règlement surprenantes dans les conditions d'affiliation à l'assurance soins de santé entre les flamands de Flandre et ceux qui vivent à Bruxelles.

Première différence : l'affiliation a l'assurance soins de santé est obligatoire pour les Flamands de Flandre, et facultative pour ceux qui habitent à Bruxelles. En Flandre, toute personne de plus de 25 ans doit être affiliée à une caisse d'assurance en soins de santé et paie une cotisation annuelle de 25 euros.

A Bruxelles, ceux qui le souhaitent peuvent le faire, mais le moins que l'on puisse dire, selon "De Huisarts", c'est qu'on leur met des bâtons dans les roues. Première exigence d'affiliation, de mise à Bruxelles et inconnue en Flandre : les candidats doivent présenter leur demande dans les six mois qui suivent leur affiliation dans la capitale, ou les six mois qui suivent leur 26eme anniversaire. Les personnes qui ne peuvent répondre à ces exigences et qui se sont affiliées après 2006 doivent passer par une période d'attente de dix ans avant de pouvoir bénéficier d'une intervention de l'assurance.

Pendant ces dix ans, elles doivent quand même payer leur cotisation annuelle. Du vol, dénonce Geert Verijken, le journaliste chargé de cette enquête, ajoutant que le règlement prévoit aussi des délais d'attente de quatre mois supplémentaire par année de retard d'affiliation. Pour le magazine, le gouvernement flamand se désolidarise purement et simplement des Flamands qui ont choisi d'habiter la capitale et font tout pour les décourager de s'affilier à l'assurance soins de santé.

source: http://www.rtbf.be/info/belgique/ARTICLE_170510 28 mars 2008 07:34

L'alcool ne noie pas le chagrin, il le renforce

Le proverbe dit que l'alcool aide à noyer le chagrin, mais en réalité, il ne fait que le prolonger, révèle une étude menée par des chercheurs de l'université de Tokyo.

Dans un communiqué reçu vendredi, l'équipe dirigée par le professeur en pharmocologie Norio Matsuki, explique que l'éthanol contenu dans l'alcool ne fait pas oublier, comme on le croit généralement, mais au contraire conserve les souvenirs bien ancrés dans la mémoire. Les chercheurs sont parvenus à cette découverte en testant des rats de laboratoire à qui ils ont infligé des décharges légères pendant plusieurs jours avant de les replacer dans leur cage. Les rongeurs sont devenus terrorisés à chaque fois qu'on ouvrait la cage et les chercheurs ont alors injecté de l'alcool à certains et du sérum physiologique aux autres afin d'étudier les réactions des deux groupes.

L'étude a démontré que la peur durait plus longtemps, en moyenne deux semaines, chez les rats recevant une dose d'alcool, que chez les autres. "Si nous appliquons ces résultats aux humains, cela veut dire que les mauvais souvenirs dont on veut se débarrasser vont durer plus longtemps si l'on absorbe de l'alcool, même si cela procure une certaine euphorie sur le moment", souligne l'étude. "Pour oublier quelque chose de négatif, il vaut mieux l'effacer par quelque chose de positif le plus vite possible et ne pas toucher à l'alcool", a conseillé M. Matsuki. Les conclusions de l'étude ont été publiées dans la revue académique américaine Neuropsychopharmacology. (afp)

source: http://www.7sur7.be/7s7/fr/1507/Sant/article/detail/188847/2008/02/29/L-alcool-ne-noie-pas-le-chagrin-il-le-renforce.dhtml 29/02/08 09h53

lundi 17 mars 2008

Le secret sur la mort de Saint-Ex enfin levé ?

Antoine de Saint-Exupéry

Horst Rippert, as de la Luftwaffe âgé aujourd'hui de 88 ans, serait celui qui a abattu Saint-Exupéry, le 31 juillet 1944

L'enquête qui a conduit à cette conclusion est relatée dans un ouvrage de Luc Vanrell et Jacques Pradel, Saint-Exupéry, l'ultime secret (Rocher). Elle dissipe la légende selon laquelle Saint-Ex' se soit suicidé.

Le Lightning P-38 du pionnier de l'aviation commerciale et auteur du Petit prince avait sombré au large de Marseille.

Soixante-quatre ans après la disparition de l'écrivain français, Hors Rippert est sorti de l'ombre pour reconnaître les faits, dans le livre à paraître le 20 mars.

Celui qui fut journaliste à la ZDF (2e chaîne de télévision allemande) a été retrouvé au terme d'une longue enquête, menée par le plongeur marseillais Luc Vanrell et le fondateur d'une association de recherches d'avions perdus pendant la guerre, Lino von Gartzen.

"Cela s'est passé près de Toulon", a raconté samedi à l'AFP l'as de la Luftwaffe qui a terminé la guerre avec 28 victoires à son actif. "Il volait au dessous de moi alors que j'effectuais une mission de reconnaissance au dessus de la mer. J'ai vu les cocardes et j'ai viré de bord pour me placer derrière lui et je l'ai abattu", selon M.Rippert, qui pilotait à l'époque un Messerschmidt ME-109.

"Si j'avais su que c'était Saint -Exupéry , je ne l'aurais jamais abattu", a-t-il encore affirmé, ajoutant qu'il s'agissait d'un de ses auteurs favoris. Il dit n'avoir appris que bien plus tard qu'il était responsable de la disparition de Saint-Exupéry ce 31 juillet 1944.

Les hypothèses les plus diverses ont circulé sur la disparition de l'écrivain pendant plus d'un demi-siècle, jusqu'à la découverte en 1998, d'une gourmette au nom de Saint-Ex, remontée dans les filets d'un pêcheur au large de Marseille.

source: http://cultureetloisirs.france2.fr/livres/actu/41099991-fr.php

vendredi 14 mars 2008

Dans le désespoir, les gens font n'importe quoi pour être entendus...

S'ils sont différents de nous, on les appelle des terroristes. s'ils sont de chez nous, on appelle encore ça un problème social...

Les grévistes verseront-ils l'acide dans la Meuse ?

SOCIAL ven 14 mar

L'ultimatum approche à grands pas ! Si aucune solution n'est trouvée, la Meuse risque d'accueillir bien malgré elle quelque 30.000 litres d'acide chlorhydrique sur le coup de 17h. "Nous avons positionné une cuve d'acide chlorhydrique de 500 litres au-dessus d'une bouche d'égoût reliée à la Meuse par laquelle on fera transiter quelque 30.000 litres", a déclaré Claude Choquet, le porte-parole des travailleurs en grève de l'entreprise en liquidation "Lenoir et Mernier", dans les Ardennes françaises. "A 17h, on balance tout", a-t-il menacé.

Les 110 travailleurs licenciés menacent, après cinq semaines de mobilisation infructueuse à la suite de la liquidation de leur entreprise, qui fabrique notamment des boulons pour l'industrie, de déverser 30.000 litres d'acide chlorhydrique dans les égouts, reliés à la Meuse toute proche, si l'Etat français ne désigne pas de médiateur d'ici à vendredi en fin de journée, ont-ils annoncé jeudi.

Des ouvriers en grève menacent de verser de l'acide dans la Meuse

Ils réclament des indemnités légales ainsi que 50.000 euros pour le préjudice moral subi.

Aucun repreneur ne s'est manifesté pour la reprise des quatre usines de "Lenoir et Mernier", ont indiqué les télévisions publique et privée.

Jeudi, le tribunal de commerce de Charleville-Mézières avait désigné deux repreneurs partiels, sauvant une quarantaine d'emplois alors que 133 salariés sont directement concernés par la mise en liquidation. Lundi, une réunion de négociation entre les ex-salariés du groupe, les pouvoirs publics et des représentants de l'Union des industries et métiers de la métallurgie (UIMM) s'était soldée par un échec. Depuis plus d'un mois, les ex-salariés ont multiplié les actions de revendications - manifestations, barrages filtrants, blocages de service public - à Charleville-Mézières.

source: http://www.rtlinfo.be/news/article/106980/--Les+gr%C3%A9vistes+verseront-ils+lacide+dans+la+Meuse+%3F

mercredi 12 mars 2008

Moteur propre: l'air comprimé encore amélioré

A 15 ans, il invente un nouveau type de moteur Lui, c'est Maruf Ovozi et il est en train de devenir une star internationale. Et cette notoriété soudaine, il la doit à son travail et à son talent.

Le bonhomme de 15 ans, qui pose fièrement devant son œuvre, est étudiant au lycée académique de Samarcande, en Ouzbékistan. Un pays pour lequel il faut prendre une carte histoire de bien le situer.

A l'occasion d'un concours pour jeunes talents organisés dans son lycée, Muraf a présenté un projet inédit, et remporté du coup la compétition. Il a réussi à transformer un moteur à combustion classique en un bloc capable de fonctionner à l'air comprimé. Un exploit en soi et un réel potentiel en ces temps de remise en question des motorisations conventionnelles.

" C'est une idée que j'avais en tête depuis longtemps. Mais j'attendais l'occasion de la mettre en pratique. Je suis très fier de ma réussite et j'espère ainsi pouvoir contribuer au développement de mon pays " a déclaré l'humble petit génie de 15 ans.

Le moteur de Maruf a un avantage de taille sur les autres innovations du même type, mettant en œuvre l'air comprimé. Son moteur bénéficie en effet d'un réservoir qui se recharge tout seul grâce à l'air ambiant, à mesure que la voiture avance. Pas besoin, donc, de produire ou distribuer de l'air comprimé. Magique !

Reste encore à perfectionner ce moteur, ce que des ingénieurs allemands mandatés par le groupe VAG, vont tenter de faire, en relation étroite avec l'inventeur du principe, Maruf Ovozi !

F. Grimpret

jeudi février 21, 12:08 PM

source: http://fr.cars.yahoo.com/21022008/321/a-15-ans-il-invente-un-nouveau-type-de-moteur-0.html

Lazare Ponticelli, le dernier "poilu" de la Grande Guerre, est décédé à l'âge de 110 ans, a annoncé, mercredi 12 mars, l'Elysée. (AFP)

La guerre n'empêche pas (toujours) de mourir vieux...

Avons-nous tiré les leçons de la "Grande" guerre...?

4 jours plustôt, dans Le Monde:

Ce n'est pas un sondage ordinaire sur l'état de l'armée américaine : le parti pris de la revue Foreign Policy et de l'institut d'études Center for a New American Security a été de choisir un échantillon de 3 437 officiers supérieurs en activité et à la retraite, à partir du grade de commandant. Leurs réponses permettent de brosser un tableau plutôt sombre de l'état de préparation des forces armées des Etats-Unis, en raison de leur très forte mise à contribution en Irak et en Afghanistan.

Si, dans l'ensemble, la haute hiérarchie militaire continue de croire que le moral des soldats reste fort (64 % sont de cet avis), 60 % des officiers estiment qu'en raison des conflits irakien et afghan, l'armée américaine est plus faible aujourd'hui qu'elle ne l'était il y a cinq ans. 88 % d'entre eux jugent que ces deux théâtres d'opérations ont dangereusement sollicité les effectifs, et 80 % des officiers estiment qu'il serait "déraisonnable" d'attendre de l'armée, compte tenu de son "stress" actuel, qu'elle se lance dans une troisième guerre majeure avec des chances de succès.

Parmi les différentes armes, l'état de l'armée de terre et du corps des marines (en première ligne sur les fronts irakien et afghan) est jugé le plus préoccupant, alors que la Navy et l'armée de l'air apparaissent relativement épargnées. Sur une échelle de 1 à 10, l'armée de terre n'atteint pas la moyenne s'agissant de sa capacité à être rapidement déployée sur le terrain. Les marines franchissent tout juste ce seuil, mais ils sont aisément dépassés par la Navy et l'armée de l'air.

Cette enquête de Foreign Policy a été menée alors qu'à la date du 2 mars, l'armée américaine comptait 3 973 morts au combat en Irak, et environ 25 000 blessés. Bien qu'elle ait été critiquée pour avoir mélangé officiers d'active et à la retraite, cette enquête est l'une des plus complètes de ce genre réalisées depuis plusieurs décennies. Elle donne de précieuses indications sur les jugements que porte la haute hiérarchie militaire sur les décideurs politiques.

Une large majorité d'officiers (66 %) pense que les hommes politiques américains sont plutôt mal ou très mal informés à propos de l'armée. Leur confiance dans le Congrès est très faible (2,7 sur une échelle de 1 à 10), alors que le chef de la Maison Blanche et le ministère de la défense obtiennent tout juste la moyenne (respectivement 5,5 et 5,6). Ils sont ainsi très critiques sur certaines décisions prises à propos de l'Irak, 77 % d'entre eux estimant que les responsables politiques ont fixé des objectifs irréalistes aux forces armées dans la période post-Saddam Hussein.

Le fait d'avoir démobilisé l'armée irakienne est jugé très négativement, de même que la décision d'abaisser le seuil des critères de recrutement exigés pour intégrer l'armée américaine. Dans les faits, il s'agit d'admettre des recrues ayant commis des délits graves, afin de compenser la crise du recrutement. En 2003, l'armée de terre avait accordé 4 644 de ces "dispenses morales", contre 12 057 en 2007. Pour relever le défi des effectifs, les officiers sont favorables à l'incorporation de jeunes d'un niveau scolaire inférieur et au renforcement des primes d'engagement. Ils sont 78 % à préconiser un allégement des conditions permettant aux immigrés de servir dans l'armée en échange de l'obtention de la citoyenneté américaine. 38 % souhaitent un retour de la conscription, et 22 % se disent d'accord pour que les gays et les lesbiennes puissent servir ouvertement.

Sans surprise, les officiers ne pensent pas que les tâches de reconstruction soient du ressort des militaires, et ils ont une opinion mitigée sur le rôle des sociétés privées en Irak. Ils ne sont que 4 % à estimer que les membres des sociétés de sécurité (comme Blackwater) doivent patrouiller dans les villages, et 23 % seulement à approuver le fait qu'ils assurent la sécurité dans la "zone verte" de la capitale. S'agissant de la torture, les opinions sont moins tranchées : 53 % estiment qu'elle n'est "jamais acceptable", alors que 44 % ne sont pas d'accord avec ce jugement. De même, alors que 46 % pensent que le "waterboarding" (simulation de noyade), relève de la torture, 42 % sont d'un avis contraire.

Laurent Zecchini Article paru dans l'édition du 09.03.08.

Tourisme: Londres la plus sale, Bruxelles la plus ennuyeuse (étude)

(Belga) Londres est la ville la plus sale et la plus chère d'Europe tandis que Bruxelles est la plus ennuyeuse et Paris la meilleure pour le shopping et la cuisine, selon une étude publiée mercredi par le site de voyages TripAdvisor. Les quelque 1.100 voyageurs interrogés ont placé la capitale britannique en tête des villes européennes les plus sales, devant Paris et, à égalité, Rome et Athènes. Le titre de la ville la plus propre a été décerné à Zurich, devant Copenhague et Stockholm. Mais Londres a également été désignée ville la plus chère, devant la capitale française et, à égalité, Rome, Venise, Oslo et Moscou. A l'inverse, Prague est la plus économique des villes d'Europe, devant Budapest et Lisbonne. Couronne moins glorieuse, la capitale belge a été désignée ville la plus ennuyeuse d'Europe devant, à égalité, Zurich, Oslo, Varsovie et Zagreb. Côté romantisme, le tiercé gagnant dans l'ordre est Paris, Venise et Rome. Pour la meilleure cuisine, la première place du podium européen est occupée par Paris, puis Rome et Florence. Paris est également l'endroit préféré des voyageurs interrogés pour faire du shopping, devançant Londres et Rome. (NLE)

(Source: http://www.rtbf.be/info/belganews/BELGANEWS22613683_4)

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